LES PRINCIPES POUR BIEN REDIGER SON SUJET

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LES PRINCIPES POUR BIEN REDIGER SON SUJET

Voici un inventaire utile pour réussir la rédaction, l’analyse et le résumé de texte.

1. Votre style doit être clair

Après avoir rédigé un texte, relisez-le en vous mettant à la place du lecteur; voyez s’il ne se trouve pas quelques obscurités ou quelques équivoques dans ce que vous avez écrit.
Deux causes principales peuvent être à l’origine du manque de clarté d’une phrase :
• Une construction incorrecte ou une ponctuation négligée.
• Une pensée insuffisamment claire, confuse.

2. Votre style doit être précis

Souvenez-vous de ce sage conseil de La Bruyère : «Entre toutes les différentes expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n’y en a qu’une qui soit la bonne». L’art d’écrire, c’est l’art de choisir entre les divers moyens d’exprimer une idée, celui qui la traduit le plus exactement, le plus clairement et de la façon la plus expressive.

3. Vous devez écrire avec simplicité et naturel

Généralement l’expression la meilleure est la plus simple et naturelle. Il faut apprendre à épurer sa phrase, à supprimer ce qui est inutile. Paul Valéry disait : «L’art d’écrire, c’est l’art des refus».

4. Vous devez avoir le souci des nuances

Ne mettez jamais sur un même plan l’accessoire et l’essentiel. Sachez pratiquer l’art de l’allusion discrète. Lorsque vous citez une œuvre connue ou un passage de cette œuvre, il est inutile d’en faire le résumé : une simple allusion est suffisante.

5. Vos phrases doivent être harmonieuses

Habituez-vous à entendre en vous-même la mélodie de la phrase que vous écrivez. Mais, ne modifiez pas votre pensée en déplaçant un mot ou en changeant la ponctuation.

6. Le choix de vos mots et de tournures doit être guidé par l’idée exprimée

Ne sacrifiez jamais l’idée que vous voulez exprimer au désir d’écrire une belle phrase. Bien écrire est non seulement une question de talent, c’est surtout une affaire d’honnêteté.

7. Les transformations du lexique pour être concis

Supprimez les pléonasmes : Il est inutile d’écrire «C’est une expérience concluante qui met fin à toute discussion». Plutôt écrire, «c’est une expérience concluante».
Remplacez les périphrases par le terme propre. Exemple : «…Des attitudes d’opposition aux progrès de la vérité et de l’instruction» (13 mots) devient : «… des attitudes obscurantistes.» (3 mots)
Lorsque c’est possible, remplacez les énumérations par un terme générique, «les tramways, les bus et le métro.» = les transports urbains.

8. les transformations de la syntaxe dans le résumé

– Les conjonctives
Voyez s’il n’est pas possible de normaliser.
Exemple : «Ils réclament avec force que le traître soit châtié.» (9 mots) ;
«Ils réclament le châtiment du traître.»

– Les subordonnées circonstancielles
Pour les éviter, deux solutions : la nominalisation (ou tournure participiale) ou bien le remplacement par un adverbe.
Exemple : «Avant qu’il n’ait pu s’expliquer, il fut réduit au silence.» (13 mots) ; «Avant d’avoir pu s’expliquer, il fut réduit au silence.» (11 mots)

– Les tournures prépositionnelles
Les remplacer par une construction directe : «Je compte sur un succès», devient : «J’escompte un succès.»

– La tournure passive peut être remplacée par la voix active :
«Les pêcheurs ont été surpris par la tempête.» (8 mots), «La tempête a surpris les pêcheurs.» (6 mots).
• Remplacer une formule négative par une forme affirmative :
«Je ne sais pas si…» (5 mots), «j’ignore si…» (3 mots).
• La coordination peut parfois se remplacer par un signe de ponctuation (:,)
• La subordination peut aussi, dans certains cas, être remplacée par une
virgule ou deux points. « Ils sont rentrés trempés parce qu’il a plu» (9 mots) ; « Ils sont rentrés trempés : il a plu.» (7 mots).

9. La conclusion : un trait de style

Exprimer en une courte phrase (pensées, opinions et préceptes) retient davantage l’attention. Quel journaliste ne s’est pas amusé à relever les «petites phrases» de telle ou telle personnalité? Une tournure concise est plus frappante et plus aisément mémorisable. La «sagesse des nations» n’est-elle pas contenue en quelques proverbes? Il est d’autres termes qui désignent un énoncé concis : un apophtegme, une formule; un aphorisme, une maxime; un adage, une sentence.

10. Ecrire en pensant au lecteur

Celui-ci doit comprendre sans faire de contre-sens, or un contre-sens provient souvent d’une ambiguïté dans une formulation. Vous devez donc en toutes circonstances prévenir les erreurs d’interprétation.
• Vous citez un chiffre important: préférez un pourcentage, sinon donnez
un point de comparaison (c’est-à-dire trois fois plus élevé que …) qui rendra votre chiffre «parlant».
• Vous abordez un concept, une idée-clef : expliquez son sens par une définition, une illustration ou une comparaison.

11. Savoir choisir ses mots

a) Terme concret ou terme abstrait ?
D’une manière générale, recourez aux deux types de mots afin de parler à la fois à l’affectivité et à la raison. Préférez, si vous avez le choix une formulation concrète à une formulation abstraite. Votre lecteur comprendra rapidement votre pensée et évitera de s’interroger sur ce que vous avez voulu dire.

b) Terme générique ou terme spécifique?
Choisissez toujours un mot en fonction du degré de précision à atteindre. Recourez à un terme générique lorsque vous souhaitez être synthétique (dans un résumé par exemple), mais évitez le vocabulaire trop vague.

c) Terme courant ou lexique spécialisé ?
Tout dépend de ce que vous expliquez et de votre lecteur. Chaque fois que c’est possible, préférez le terme courant plutôt que le vocabulaire spécialisé. Ceci vous évitera d’apparaître comme quelqu’un de pédant et hermétique. Toutefois, utiliser le terme spécialisé quand une précision extrême est nécessaire ; en particulier, utilisez le vocabulaire de l’analyse stylistique pour caractériser un texte littéraire.

12. Jouer sur les nuances
Un mot peut aussi parfois en suggérer beaucoup plus qu’une phrase entière. Ecrire : «un auteur médiocre» a plus de force que «un auteur dont on peut vraisemblablement dire qu’il est médiocre». Un simple terme valorisant ou péjoratif suffit à donner son point de vue. Toutefois, gardez le sens de la nuance, tenez compte de la force d’un mot. Vous pouvez l’atténuer ou le renforcer par un adjectif, un adverbe, un indéfini. Vous pouvez aussi corriger une première formulation inadéquate : « plus exactement…», disons plutôt «pour mieux dire…»

13. Tirer de la valeur des modes
L’indicatif présente, en général, les faits comme réels ou certains, au contraire, le conditionnel marque une réserve prudente ou atténue, l’expression d’un désir, d’une volonté.
De même, le subjonctif utilisé dans une relative, au lieu de l’indicatif est également possible, marque l’éventualité. Dire : «un film qui soit aussi riche que le roman dont il est inspiré», n’implique pas qu’on affirme qu’un tel film existe.

14. Soigner sa mise en page
«Mettre son texte en scène» permet de suggérer habilement une façon de le lire et donc de le comprendre. La mise en page facilite le travail du lecteur qu’il convient de séduire (votre copie est peut-être la 81ème d’un paquet qui contient 100!).
Tracez les marges (lorsqu’elles n’existent pas). Marquez nettement le passage à un autre paragraphe par un alinéa (2 ou 3 carreaux…). Veillez à ce que les majuscules se distinguent nettement des minuscules. Evitez les ratures, mais aussi les marques d’effaceur, en tout cas, ne laissez pas de blanc au milieu d’une ligne sous prétexte que votre correcteur n’est
pas sec !
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15. Faites des brouillons !
Chaque année, des candidats glissent dans leur copie un brouillon qu’ils n’ont pas eu le temps de recopier… Le correcteur ne sait que faire de cet embro”uillamini” ! Mais, il n’apprécie pas davantage une copie confuse, fût-elle achevée. Soyez donc “débrouillard” : préparez un brouillon efficace.

a) Le brouillon fait gagner :
• Du temps : tout ce qui passe par la tête peut être noté aussitôt et
réutilisé à bon escient plus tard. Au propre, on ne peut pas brûler les
étapes ; on risque de chercher longtemps comment illustrer une idée et de laisser d’autres arguments.
• De la clarté : l’organisation est le fruit d’un travail qui doit se faire au
brouillon.
• De l’élégance : les ratures, les répétitions sont inévitables, mais peu
agréables pour celui qui vous lit, et l’effaceur ne permet guère de rendre
une copie soignée.

b) Comment fabriquer le brouillon ?
• Utilisez uniquement le recto de la feuille (pour éviter d’oublier le verso et pouvoir mettre en regard la totalité des feuilles), choisissez un format unique (compatible avec la taille de votre table de travail), numérotez les brouillon et indiquez la référence du travail préparé.
• Séparez par des traits horizontaux et verticaux les différentes étapes du travail.
• Recourez aux abréviations mais évitez les fautes de langue qui risquent de se retrouver sur la copie et ne font pas gagner du temps!
• Restez lisible et adoptez une mise en page aérée (une large marge): sinon, l’aspect du brouillon vous découragera de chercher à l’améliorer, ou vous contraindra à fabriquer plusieurs brouillons successifs.

c) Comment utiliser le brouillon ?
– Ne recopiez pas le brouillon dans son état premier ! Améliorez-le
d’abord.
– Fabriquez éventuellement un second brouillon, mais à partir des corrections apportées au premier.
– Barrez la partie du brouillon utilisé, au fur et à mesure de la rédaction
au propre, mais conserver votre brouillon, par précaution, jusqu’à ce que
le travail préparé soit terminé.

NB : II est très important de rédiger entièrement l’introduction et la conclusion au brouillon. Mais, quant au corps du devoir (développement) énumérez seulement les grandes lignes au brouillon

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LE SUJET DE REDACTION

Présentation de l’exercice

Ce type de sujet renvoie à des domaines extrêmement variés, il traite le plus souvent des problèmes du monde contemporain sur lesquels on vous demande de prendre position. En particulier, vouloir traiter un tel sujet sans suivre un plan précis serait une erreur fortement déconseillée. Par ailleurs, rappelez-vous que vous devez faire appel à des connaissances à la fois scolaires et extra-scolaires. En clair ce sont des sujets d’ordre général portés sur l’actualité d’ici et d’ailleurs dans toutes ses diversités. Ne négligez aucune occasion de vous intéresser à l’actualité et de réfléchir sur elle, faire également appel à votre expérience réelle, votre vécue. Ce genre de sujet vous invite à émettre votre point de vue sur un thème donné, en vous exprimant avec franchise et spontanéité.

I- METHODOLOGIE DU SUJET de REDACTION

A – TRAVAIL PRÉPARATOIRE
1- Comprendre le Sujet – Savoir le lire

Il faut savoir “lire” un sujet. On peut l’effleurer, se méprendre sur le sens de certains mots, etc. Et écrire ainsi des pages, n’ayant que peu de rapports avec ce qui est demandé.
Lorsque vous lisez un sujet de réflexion, soyez disponible, “soyez neuf”: ne cherchez toujours pas à y retrouver le sujet traité en classe ou celui dont le voisin nous a parlé … Soyez un explorateur qui découvrent non celui qui croît savoir avant d’avoir fini de lire. La plupart des devoirs hors-sujet, à ces concours sont dus à cette précipitation maladroite, à ce désir du “déjà fait”. Comment faut-il donc lire ?
Lentement et jusqu’au dernier mot puis on reprend ensuite ligne par ligne en notant sur une feuille de brouillon ce qui semble important (les mots essentiels). Si un mot de vocabulaire vous gène, essayez d’en comprendre le sens d’après le reste de la phrase et remplacez-le par un autre mieux connu. Interrogez-vous alors sur ce qu’on vous demande et répondez à cette question en tenant compte des mots essentiels soulignés précédemment.

Votre devoir doit s’articuler autour de ces mots et vous le construirez en fonction de vos connaissances et de vos opinions.

2- Rechercher des Idées
Un concours est un moyen d’évaluer ton travail et les connaissances que tu as acquises.
Quel que soit le sujet, tu es suffisamment armé pour le traiter. Tu pourras puiser tes idées et les exemples :
• Dans les autres disciplines il n’existe pas de barrière étanche entre les différentes matières enseignées. Tes connaissances en histoire, en géographie, en ECM, etc. (…) peuvent te servir en français si tu sais les exploiter avec mesure ;
• Dans tes lectures personnelles, en dehors des œuvres étudiées. Le faisant à bon escient, tu montres ton ouverture d’esprit et ta culture.
• Dans la vie courante: Certaines expériences de la vie de tous
les jours peuvent faire l’objet d’analyses judicieuses à exploiter dans le
cadre d’un sujet de réflexion. Alors dire, “Je n’ai pas d’idées” est une
révélation fausse.
• Dans les œuvres étudiées, les textes expliqués, les débats
engagés, la suite des lectures expliquées.

Depuis plusieurs années, l’étude d’œuvres intégrales est au programme dès la sixième : si la lecture personnelle ne te tente guère (et tu as tort!), tu as au moins suivi attentivement ce qui s’est dit en classe lors des lectures suivies. Aussi lorsqu’un sujet traite de l’aventure, songez à LES AVENTURES DE MONI MAMBOU, etc. S’il s’agit de conflit de génération, de mariage forcé, de crise d’autorité, songez à SOUS L’ORAGE, etc. Ces œuvres t’apportent un point de vue sur ces problèmes. Sache réemployer ce que tu as appris dans les livres mais aussi sache t’inspirer de la réalité de tous les jours, de ce que tu vis toi-même, de ce que tu entends autour de toi. Ce n’est pas parce qu’un vieux vient du village ou parce qu’il n’est ni Voltaire, ni Léopold Sedar Senghor que sa pensée est fausse. Elle peut être la réplique exacte d’une opinion émise par des écrivains célèbres. A toi de savoir l’utiliser au mieux pour prouver qu’elle est valable quels que soient l’époque et le lieu. Le matériau de ta rédaction se trouve à ta portée: soit en toi, soit dans les livres déjà lus, soit autour de toi. Ouvre tes yeux, regarde et réfléchis.

3- Organiser les idées-élaborer le plan
A cette étape du travail, il te faudra organiser les idées recensées à l’étape précédente. Tu pourras par exemple regrouper les exemples par ordre d’importance. C’est ce qu’on appelle hiérarchiser les exemples. Tu chercheras aussi les transitions pour relier harmonieusement les différentes étapes de ton travail. Tu dois savoir présenter des arguments et les articuler les uns avec les autres: La liste des connecteurs logiques peut t’aider dans ce travail. (Voir page ?)
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B- LES DIFFERENTES ÉTAPES DE LA REDACTION PROPREMENT DITE
Comme tout sujet littéraire, la rédaction ou composition française se rédige en trois parties:

1- L’INTRODUCTION

L’introduction sert à montrer que tu as compris ce que l’on te demande. Tu exposes le problème posé, quelquefois sous forme d’une question; mais attends la conclusion pour en donner la solution, sinon tu enlèveras tout intérêt à la suite de ton devoir.
Tu peux parfois expliquer comment tu vas procéder pour traiter le sujet et annoncer ton plan. Si tu agis ainsi, il est très important que par la suite tu respectes vraiment le plan, sinon ton devoir deviendrait incohérent. L’introduction est la partie la plus essentielle d’une composition française. L’introduction doit être alerte, simple, assez courte, n’excédant par la dizaine de lignes. Elle amène le sujet, le pose avec exactitude et annonce le plan de travail. Ce qui veut dire qu’elle comprend quatre (04) étapes essentielles :
• L’approche du sujet ou la généralité
• L’insertion du sujet ou la reformulation du sujet
• La problématique
• L’annonce du plan à suivre dans le développement.

a- L’approche du sujet
II s’agit de formuler 2 ou 3 phrases partant d’une situation générale, comparaison, description, citation, interpellation, pour amener le sujet. Ces phrases doivent constituer une force éclairante du sujet. Ce travail est préalable à la problématique car il va de paire avec celle-ci. C’est le lieu où le candidat doit montrer qu’il a compris le sujet.

b- L’insertion ou la reformulation du sujet
A cette étape, il faut reprendre intégralement le sujet si celui-ci n’est pas long et le reformuler s’il est long, mais en retenant l’idée essentielle.

* Qu’est-ce qu’une Reformulation?
Ici il faut éviter de confondre réformuler et paraphraser. La paraphrase (paraphraser) consiste à substituer les définitions des concepts clés sans changer la structure initiale du texte, sans être
explicite.
Par contre, la reformulation (reformuler) c’est réécrire le sujet de façon explicative et explicite. Toutefois, la reformulation doit respecter la forme du sujet. Non =non ; Oui = oui
c- La problématique
*Qu’est-ce que la problématique ?
Problématiser – interroger le sujet initial, c’est le questionnaire qui permet de saisir tous les contours du sujet.
Dans le 1er cas l’on aura besoin d’une 1ère esquisse de plan.
Dans le 2ème cas les questions ont valeur de plan.
En espèce, il s’agira de poser la 1ère question de manière à soutenir et à justifier la thèse de l’auteur.
La 2ème question est celle de la contradiction. Elle permettra au candidat de défendre l’antithèse.
La 3ème question quant à elle permettra au candidat de trouver un point de soudure, un entremêlement, une intersection entre la thèse et l’antithèse : c’est la synthèse.

d- L’annonce du plan à suivre dans le développement
Cette dernière étape permet de dire en combien de parties le sujet sera traité. C’est en d’autres termes l’annonce du nombre de parties du développement.

2- LE DEVELOPPEMENT
C’est la partie où l’on traite proprement dit le sujet proposé. Dans le développement on donne des arguments solides, des informations précises et véritables tirées d’œuvres. Le développement exige au candidat la cohérence, la logique, la rigueur et l’organisation dans l’expression des idées.
On exposera les idées en tenant compte de l’ordre annoncé dans l’introduction. Il doit être soigné. De ce fait, il faut proscrire de votre expression, les expressions argotiques, le ton familier. Remarque : Le développement comporte au moins deux parties. Chacune de ces parties est composée d’un chapeau, de paragraphes et d’une conclusion partielle.

3- LA CONCLUSION
La conclusion ne doit pas consister en deux phases écrites précédemment et répétées. Elle doit servir à mettre fin à un raisonnement, à une démonstration en reprenant selon le cas un des arguments avancés. Elle doit résoudre (et seulement à ce moment) le problème posé dans l’introduction. Elle peut par ailleurs servir de point de départ à une autre réflexion, dans le même domaine ou dans un autre, mais en se contentant d’annoncer cette réflexion.

C- REDIGER LE DEVOIR
a) Précautions de rédaction
Tu pourras, à cette ultime étape du travail, procéder à la mise en forme
du devoir. Soucie- toi :
– Du respect des normes syntaxiques (respect de la concordance des
temps, de la structure des phrases).
– De la clarté de ton de raisonnement (le choix judicieux des
connecteurs logiques, la hiérarchisation de tes arguments).
– De la lisibilité de ton devoir (le respect des alinéas, la conformité de la
présentation aux exigences du type de sujet).
Tu sais de quoi tu dois parler, tu as rassemblé des exemples : tu dois passer à la phase finale c’est-à-dire à la rédaction proprement dite de ton devoir. Des précautions s’imposent. Comme il n’est guère possible à cause du manque de temps d’écrire ta rédaction en entier au brouillon, tu rédigeras seulement l’introduction et la conclusion en entier et tu procéderas 0ar un plan détaillé du développement sur la feuille de brouillon. Ensuite tu rédigeras le devoir proprement dit sur la copie en suivant le plan établi sur le brouillon.
// ne faut surtout pas oublier les locutions et les conjonctions de coordination qui servent de transition

b) La présentation de la feuille de copie
Tu es tenté d’écrire sur ta feuille les termes : introduction, développement et conclusion. Ne le fais jamais ! Contente-toi de bien séparer l’introduction du développement et le développement de la conclusion en sautant une ou deux lignes; si le développement a plusieurs parties, saute une ligne entre chacune. Oblige-toi à respecter ces intervalles. Par ailleurs l’écriture doit être très lisible et n’oublie pas que les signes de ponctuation sont extrêmement importants et qu’après un point, une phrase commence par une lettre majuscule.

D – CONSEILS DE REDACTION (Le texte argumenté)
a) Comment poser le sujet dans l’introduction?
Pour poser le sujet, il faut établir une liaison logique entre le préambule de l’introduction et la formulation du sujet. Cette liaison par ailleurs, doit être claire.
Cependant depuis quelques années, les moyens de communication et de distraction se sont diversifiés: téléphone, télévision, télématique, magnétoscope, disque etc. Ils ne cessent de se multiplier si bien qu’on peut se poser la question «lire est-il encore utile ?»

b) Comment annoncer le plan dans l’Introduction ?
Pour annoncer le plan, il faut construire une phrase très claire qui présente au lecteur les grandes parties du texte qui vont suivre. Exemple : Pour répondre à cette question, nous examinerons successivement les avantages et les inconvénients que présente la lecture. Dans la plupart des sujets de ce type, tu auras besoin de défendre ton point de vue, de présenter un certain nombre d’arguments dans le but de convaincre ton interlocuteur ou celui qui te lit. Tu es donc invité à produire des textes argumentatifs.

c) Comment argumenter une idée dans le développement?
Le plus souvent, les textes qui relèvent du type argumentatif présentent une thèse ou idée directrice (ce que l’auteur veut prouver), des arguments (les éléments abstraits qui servent à justifier la thèse) et des exemples (les éléments concrets qui ont pour fonction d’illustrer les arguments). Exempte : La robotisation, un facteur de progrès pour les sociétés (thèse). En effet, elle contribue entre autres à l’amélioration des conditions de vie de l’individu (argument). L’électroménager, par exemple, permet de gagner du temps et facilite l’exécution des tâches domestiques (exemples).

E- LES DIFFERENTS TYPES DE PLAN
.1 y a plusieurs plans en matière de composition française. En effet, le plan qui se dégage en face d’un sujet est fonction de la nature du libellé (la consigne d’un sujet). C’est pourquoi le candidat, après lecture et compréhension du sujet et du libellé adoptera un plan propice à ce sujet. Il existe plusieurs types de plans. On peut citer entre autres :
• le plan dialectique
• le plan inventaire
• le plan explicatif (illustration d’une formule et commentaire)
• le plan suggéré par le sujet.

a) Le plan dialectique
Ce plan est sans doute celui que vous connaissez le mieux. C’est un plan qui comporte deux volets à savoir : la thèse et l’antithèse. Il faut noter que:
• La thèse est en général une position qu’on tient pour vrai et qu’on s’engage à défendre par arguments. La thèse n’est donnée par n’importe quelle assertion.
La thèse doit être regardée comme ce que l’auteur dit du thème, c’est-à-dire ; sa position adoptée vis-à-vis du thème. Pour déterminer la thèse, il convient de répondre à la question : quelle est la position adoptée par l’auteur ? ou que dit l’auteur ? ou encore, quel est son point de vue sur cette question?
• L’antithèse: Comme nous essayons de le suggérer, l’antithèse est belle et bien une thèse. Mais, c’est la thèse contraire à celle de l’auteur. Elle peut se présenter sous la forme de l’ensemble des idées contraires que l’auteur évoque explicitement ou non. Lorsqu’elle n’est pas explicite, elle gît toujours sous les prises de position de l’auteur. Ainsi, ce n’est qu’en interrogeant l’implicite qu’on peut la faire apparaître. Pour déterminer l’antithèse, on répondra : contre qui ou contre quoi écrit l’auteur ? Quelle ?est la thèse qui s’oppose à celle de l’auteur ?
THESE : Idées et arguments avancés par l’auteur
ANTITHESE : Idées et arguments contraires expliqués ou implicites avancés par des auteurs cités ou non.
Ainsi les sujets libellés (consignés) avec les questions suivantes vous amènent au plan dialectique (thèse et antithèse). Ce sont: – Discutez… ? -Qu’en pensez-vous … ? – Partagez -vous? – Appréciez … – Cette affirmation s’avère-t-elle justifiée ? – Quelle réflexion vous suggère une telle affirmation ? – Commentez et discutez …

b) Le plan «inventaire»
Le plan inventaire consiste à faire preuve d’une démonstration littéraire en progression d’arguments des plus simples aux arguments les plus complexes. De plus, qui dit “inventaire” dit “énumération”. Il faut donc procéder à un classement de manière à ménager une progression. Il faut noter que le plan inventaire regroupe en son sein les types suivants :
• le plan “problèmes – causes- solutions”
• le plan “causes- conséquences- solutions”
• le plan “avantages et inconvénients.”

c) Le plan comparatif
II s’agit avec cette forme de plan, de comparer des faits ou des concepts différents. On peut procéder de deux manières différentes :
• chaque élément de la comparaison peut se constituer une partie: l’opposition annoncée dès le début se poursuit jusqu’à la fin.
• chaque élément de la comparaison constitue une partie.
C’est en fait un plan en trois parties :

• Premier terme de la comparaison.
• Deuxième terme de la comparaison.
• Réflexion issue de la confrontation des faits évoqués dans chacune des
deux premières parties.

d) Le plan explicatif, illustration d’une formule et commentaire
Dans ce cas, le devoir pourra être simplement une explication de la formule accompagnée d’exemples et de commentaires.

e) Le plan suggéré par le sujet
Dans certains cas, le plan est suggéré, voire imposé par le sujet.

Remarque : Les possibilités de plan sont nombreuses. Mais, il ne faut pas oublier qu’une composition française est une construction ; ce n’est une accumulation de remarques, d’exemples présentés en vrac.


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