Module de formation des éducateurs spécialis

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INTRODUCTION :

ÉDUCATION ET HANDICAP VISUEL, deux mots rarement associés, deux réalités presque inconciliables, dans l’inconscient collectif; comme si pour les personnes porteuses de handicap visuel, le droit à l’éducation est inconcevable.

Dans l’environnement de l’éducation, en effet, le handicap visuel suscite, toujours en première intention une réaction émotive:

• Comment imaginer un monde, que l’on se représente comme dépourvu d’images, ou comme un vide sensoriel?
• Comment se représenter ces images à parti d’autres sens?
• Comment peut-on imaginer apprécier toutes ces expériences humaines sans la vision?
Ces préoccupations ont été analysées au niveau du développement cognitif de l’aveugle, au niveau de ses capacités de communication et ses facultés d’intégration.
Il ressort de ces analyses, « que, la perte de la vision entraîne des difficultés communes à tous les aveugles; une difficulté qui nous semble essentielle est que, l’aveugle vit dans un monde sonore et tactile; ayant pour conséquence de réduire sa mobilité..
De ces difficultés communes à tous les aveugles, des outils classiques de suppléance visuelle et des outils de suppléance visuelle inspirés par l’ordinateur et ses variantes ont été suscités pour l’insertion scolaire, professionnelle et sociale de l’aveugle.

PLAN DU MODULE DE FORMATION

I. DÉFINITIONS, CAUSES/CLASSIFICATION ET EFFETS INSIDIEUX DE LA CÉCITÉ .
1. Quelques définitions relatives à la cécité
2. Causes et classification de la cécité
• Les causes de la cécité
• La classification de la cécité

3. Les effets insidieux de la cécité sur l’individu

II. LES FACULTÉS DE SUPPLÉANCE VISUELLE

• Les facultés cognitives
• Les facultés sensoriels
III. LA PROBLÉMATIQUE DE L’INSERTION SCOLAIRE DE L’AVEUGLE

• L’écriture et la lecture de l’aveugle
• à partir de l’alphabet braille
• à partir des revues d’écran et des assistants virtuels
• Les mathématiques chez l’aveugle
• à partir du boulier compteur ou l’abacus
• à partir des calculettes vocalisées
• La problématique de l’inclusivité scolaire de l’aveugle
• à partir des outils classiques de suppléance visuelle
• à partir des outils inspirés de l’ordinateur et variantes
IV. LA PROBLÉMATIQUE DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ET SOCIALE DE L’AVEUGLE AU REGARD DE LA SITUATION SANITAIRE ACTUELLE

• à partir des outils classiques de suppléance visuelle
• Au moyen du télétravail ou du travail en distanciel

• DÉFINITIONS, CAUSES/CLASSIFICATION ET EFFETS INSIDIEUX DE LA CÉCITÉ SUR L’INDIVIDU.

1. QUELQUES DÉFINITIONS RELATIVES À LA CÉCITÉ

Avant toute chose, il nous paraît essentiel de présenter quelques définitions pour mieux comprendre la population dont il est question.

Aveugle : Qui est privé du sens de la vue.

Cécité : Sur le plan légal, la définition de la cécité varie d’un pays à l’autre mais elle repose presque toujours sur une évaluation médicale du degré de déficience de la vision centrale.
En France, on qualifie d’aveugles, les personnes dont l’acuité visuelle est égale ou inférieure à 1/20 du meilleur oeil après correction; sur l’échelle de Snellen. Au Etats-Unis, ce seuil est de 1/10. Les aveugles ainsi définis, ont droit au port de la canne blanche et à des prestations sociales spécifiques.

Amblyopie : Toute personne dont le degré de vision du meilleur oeil après correction se situe entre 1/20 et 4/10.
Peuvent aussi s’ajouter d’autres anomalies de la vision, comme une mauvaise perception des couleurs, le rétrécissement du champ visuel. On distingue les amblyopes sévères et les amblyopes légers.

Strabisme: Défaut des muscles des yeux empêchant la convergence des globes oculaires et une vision binoculaire normale .
On distingue le strabisme convergeant (déviation d’un œil vers l’intérieur) et le strabisme divergeant (déviation vers l’extérieur).

Aveugle Non-visualisant: « Cécité qui survient avant la septième année et qui ne laisse subsister aucune structure visuelle précise » (Pierre VILLEY).

Aveugle-sain : « Cécité dont les dommages se limitent à l’appareil optique et n’affecte pas les structures cognitives » (Pierre VILLEY).

Cécité de conversion : Le cerveau ne présente aucune lésion, pas plus que les yeux et les nerfs optiques et pourtant du jour au lendemain, vous vous retrouvez complètement aveugle sans raison physiologique, sans presqu’aucun espoir de guérison (Ingrid Desjours).

Acuité : Degré de sensibilité d’un sens; finesse de sensibilité discriminatoire.

Déficience: Altération, insuffisance d’une structure ou fonction psychologique , physiologique ou anatomique.

Handicap : Conséquences socioprofessionnelles d’une incapacité.
C’est une situation qui implique une incohérence entre une personne et son milieu Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
C’est le résultat des interactions entre les incapacités physiques, mentales et fonctionnelles propres à la personne et les caractéristiques de l’environnement dans lequel il vit.
Le mot handicap donne une impression négative. C’est pour cela que certains le supprime dans leur vocabulaire. Au lieu de dire personnes handicapées, ils disent « personnes autrement capable » ou on utilise les termes tels que « différence »(Delphine Marin).

2. CAUSES ET CLASSIFICATION DE LA CÉCITÉ

a. Les Causes De La Cécité
Bien des causes de cécité sont évitables, c’est-à-dire qu’elles peuvent être prévenues. Les causes principales de cécité et de basse vision sont la cataracte, le trachome, le glaucome, l’onchocercose et la xérophtalmie.
Cependant, les données trop peu nombreuses concernant les autres causes de la cécité, comme la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire due à l’âge, interdisent toute estimation spécifique de leur prévalence à l’échelle mondiale.
La prévalence par âge des principales causes de cécité, indique que la tendance va aller en augmentant dans les décennies à venir; à moins que des efforts soutenus ne soient réalisés pour endiguer ces problèmes.
Le nombre d’aveugles sur la planète n’est pas connu avec précision, bien qu’il ait été évalué à plusieurs reprises par l’OMS.
Aujourd’hui, on estime la population mondiale d’aveugles à 38 millions de personnes. De plus, 110 millions souffrent de déficience visuelle et courent un grand risque de perdre la vue (Bulletin de l’Organisation Mondiale de la Santé 2019).
Les enfants ne représentent que 3 % des aveugles dans le monde. Toutefois, ces enfants ont toute une vie de cécité devant eux. Pour cette raison, si l’on considère le nombre prévisible «d’années vécues en étant aveugle » qui résultent d’une affection, la cécité infantile est classée en deuxième position, juste derrière la cataracte. La lutte contre la cécité chez l’enfant est une priorité.
Toutefois, les causes de la cécité infantile étant différentes de celles de la cécité chez l’adulte, cette lutte requiert des stratégies, du personnel, une infrastructure et des équipements différents.
En définitive, L’anomalie responsable de la cécité peut siéger au niveau de l’œil, du nerf optique et du cerveau.

b. Classification De La Cécité
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) utilise deux méthodes pour classer la cécité et la basse vision.
Classification descriptive:
Elle fait référence à la localisation anatomique la plus gravement affectée. Les catégories utilisées sont les suivantes :
• Globe oculaire entier (par exemple anophtalmie, microphtalmie)
• Cornée (par exemple taies cornéennes, kératocône)
• Cristallin (par exemple cataracte, aphaquie)
• Uvée (par exemple aniridie)
• Rétine (par exemple dystrophies rétiniennes)
• Nerf optique (par exemple atrophie, glaucome)
• Affections où l’ œil apparaît normal (par exemple amétropies, cécité corticale, amblyopie).

Classification étiologique
Elle classe la cécité en fonction de la cause sous-jacente.
• Héréditaire (au moment de la conception, par exemple maladies génétiques, anomalies chromosomiques)
• Intra-utérine (durant la grossesse, par exemple cécité due à la rubéole ou à la thalidomide)
• Périnatale (par exemple rétinopathie des prématurés, accidents à la naissance, conjonctivite néonatale / ophtalmie des nouveau-nés)
• Enfance (par exemple carence en vitamine A, rougeole, traumatisme)
• Cause inconnue ou indéterminée (par exemple
anomalies congénitales).

3. LES EFFETS INSIDIEUX DE LA CÉCITÉ SUR L’INDIVIDU

La présentation des effets insidieux de la cécité sur l’individu, se fait à travers une comparaison des stades de développement d’un individu qui ne voit pas et ceux d’un individu qui voit.
Pour un nouveau-né aveugle, la plus grande partie du monde qui l’entoure lui est inaccessible.
L’enfant aveugle ne peut voir une mouche, un oiseau qui vole, le feu qui crépite dans la cheminée, le ciel, la lune, les paysages, les maisons…
Pour la personne atteinte de cécité, les très grands objets, les objets dangereux, les objets en mouvement, les scènes, les paysages et les dessins ne sont pas à portée des sens qui lui restent (toucher, ouïe).
Le petit aveugle ignore tout des expressions faciales, des mimiques, des attitudes, des gestes des gens qui l’entourent.
Il ne peut se référer à ce genre d’indices pour imiter les grands ou modifier sa conduite.
Il ne peut savoir si son comportement est accueilli par un sourire ou un froncement de sourcils.
Avant la marche, l’espace de l’enfant aveugle se réduit à ce qu’il peut atteindre avec les mains, les pieds, la tête et à ce qu’il peut entendre.
Quand il commence à se déplacer, ses relations avec l’espace environnant dépendent du comportement de son entourage.
Des parents inquiets, ne sachant que faire ou craignant un accident, maintiennent l’enfant aveugle attaché sur un siège ou couché dans son lit jusqu’à un âge avancé.
Ce maintien de l’enfant dans un environnement spatial déjà trop limité, ne peut avoir que des conséquences fâcheuses sur son développement psychomoteur, sa musculature et plus tard sur ses capacités de déplacement autonome.
Pour l’adolescent et l’adulte aveugle, l’inaccessibilité de la gestualité des autres, aboutit assez souvent à des malentendus et parfois à des difficultés dans la communication.
Ces problèmes sont accentués quand la personne atteinte de cécité est confronté à un groupe de personnes.
Si les aveugles ne sont pas préparés à de telles situations, s’ils ne savent pas comment ils “fonctionnent ” et comment “fonctionnent” les autres, ils peuvent être confrontés à de réels problèmes de communication qui pourraient secondairement retentir sur leur personnalité.
Les enfants aveugles nés présentent, cependant, un développement cognitif comportant les mêmes stades que les enfants voyants, mais ce développement est plus lent Gottesman, (1973).
Ce défaut d’accès à l’information visuelle peut aboutir à des déficits plus ou moins graves dans la fonction de représentation et à un retard du développement cognitif de l’enfant Hatwell, (1966).
Le défaut d’apprentissage incident, l’expérimentation limitée, l’exploration active limitée, expliquent ce retard de l’aveugle.
Comment suppléer à cette déficience visuelle?
Les stimulations auditives (voix et bruit), les stimulations tactiles immédiatement proches, les stimulations olfactives et gustatives sont utilisées chez l’aveugle.
En plus des sens qui restent à l’aveugle pour s’adapter à son environnement, une parole apaisante, un soupir, un grognement, une intonation plus marquée, une main qui le repousse ou l’attire peuvent orienter son comportement.
Pour Kephart, il est nécessaire de placer l’enfant déficient visuel face à une très grande variété d’expériences, pour qu’il puisse “s’équiper d’un cadre de référence qui lui soit propre”.
L’expérience étayée de toutes les modalités sensorielles est nécessaire à une bonne conceptualisation.
Aussi est-t-il important que l’enfant ait des explications pour tout ce qu’il entend et pour tout ce qu’il sent tactilement (Kehpart et Schwartz 1974).
L’analyse différentielle des caractéristiques des perceptions visuelle et tactile permet de comprendre l’avantage des aveugles tardifs sur les aveugles-nés dans la reconnaissance des formes. Cette reconnaissance est facilitée par une expérience visuelle précoce et contribue à améliorer les capacités d’organisation spatiale.
Pour Bailes (1986), les aveugles tardifs ont acquis la capacité d’encoder les informations successives obtenues de façon tactilo- kinesthésique, sous forme de “représentation visuelle globale” tandis que les aveugles congénitaux utiliseraient un système de codage basé sur le traitement “d’inputs successifs”.

II. LES FACULTÉS DE SUPPLÉANCE VISUELLE

La vue occupe une place centrale dans les activités. Sa perte contraint l’individu à utiliser les autres facultés pour s’adapter à son environnement. C’est à l’effet de présenter ces facultés que ce chapitre est rédigé.

• FACULTÉS COGNITIVES
L’intelligence
La cécité n’entame pas l’intelligence, elle la laisse intacte; l’intelligence de l’aveugle est égale à celle du voyant, ne diffère pas en nature .
Elle ne se distingue pas par des caractères particuliers qui justifieraient une psychologie distincte. Si la cécité favorise telle ou telle tendance, elle ne la fait ni d’une manière fatale, ni d’une manière uniforme.
L’expérience prouve qu’il n’y a pas de caractère psychologique qui soit nécessairement causé par la cécité, parce qu’il n’y en a pas qui se retrouve chez tous les aveugles, il n’y en a pas non plus qui soit l’apanage des aveugles.
Le trait le plus caractéristique peut-être de l’intelligence de l’aveugle, c’est le rôle considérable que joue l’afférence :le champs de ses sensations étant extrêmement restreint, il lui faut souvent deviner, plus exactement conclure là où les autres perçoivent (VILLEY P., 1970)

Les Images Mentales
Les images mentales sont des formes de représentation construites à partir des informations, des événements et des expériences que le sujet tire du monde environnant.
Les différentes modalités sensorielles sont engagées dans la formation et la production des concepts.
Que se passe-t-il lorsque la modalité visuelle est déficiente, voire absente ?
Que l’aveugle ait dans l’esprit des images mentales, que celles-ci puissent être construites par voies synthétiques , à partir de données analytiques recueillies par le toucher; alors que les images visuelles sont globales d’emblées ou presque.
Voilà ce qui ne saurait plus désormais être remis en question.
Qu’il leur manque la couleur, qu’elles soient moins riches que les images visuelles, que malgré cela elle puisse servir à la pensée et à l’action; cela est évidemment certain .
Mais qu’il n’y ait pas une différence de nature entre la représentation mentale visuelle et la représentation mentale tactile, cela est moins sûre (VILLEY 1970).

La Mémoire Tactile
La mémoire tactile est le siège des activités mnésiques tactiles. Elle permet à l’aveugle de fixer dans son psychisme les données des expériences recueillies à partir du toucher, de connaître les choses avec lesquelles il a été antérieurement en contact.

La Mémoire Échoïque
C’est le siège des activités mnésiques auditives. Elle permet à l’aveugle de fixer dans son psychisme les données des expériences auditives.
La Mémoire Musculaire Ou Kinesthésique

Siège des activités mnésiques musculaires, la mémoire musculaire occupe une place centrale dans la locomotion de l’aveugle.

• LES FACULTÉS SENSORIELS
Le toucher

La main offre la singularité, par rapport aux autres organes de sens, de réunir dans un même organe, les pouvoirs d’information et d’exécution. Elle est de ce fait, un merveilleux appareil de perception sensorielle fine et de préhension solide et délicate.
La main glisse, frôle, caresse, soufflette; effleure, touche tâte, presse, comprime, pousse; manipule, soupèse, compte… La main est aussi un artisan de la connaissance de soi. L’enfant découvre ses mains dans son champ visuel ; c’est la première image du corps. Elles jouent de plus un rôle important dans la somatognosie, c’est-à-dire dans la connaissance des autres parties de son corps : visage, pieds, organes génitaux… Car elles les saisissent et l’amènent à les faire siennes.
En outre, Le toucher, agréable ou désagréable, permet de reconnaître, même les yeux fermés, la forme et l’état d’un objet : la surface lisse et froide du marbre, la chaleur et le poil d’un chien, la soie, la laine, la fourrure, la plume…
Alors même que nous sommes dans l’obscurité et le silence, la main se porte en avant, explore et nous informe sur notre environnement favorable ou hostile.
Le sens du toucher est donc concentré dans la main ; toucher signifie en effet prendre contact avec quelqu’un ou quelques chose par mouvement ; or seule la main se déplace (on peut aussi admettre que l’on touche aussi avec les lèvres et le pied).
Plus spécifiquement, le toucher est le substitut de la vue chez l’aveugle et dans une certaine mesure chez l’amblyope.
C’est l’un des sens par lesquels les personnes atteintes de cécité établissent des rapports spatiaux. Il occupe en outre une place centrale dans l’apprentissage de l’aveugle.
L’aveugle apprend à « voir » en exerçant la sensibilité des surfaces tactiles de sa main ; il apprend ainsi à lire l’écriture Braille faite de points en relief.
La perception tactile s’élabore à partir d’informations successives et fragmentées.
Le nombre de récepteurs au millimètre carré de la pulpe du doigt est de 370.
Pour explorer l’espace avec les mains, l’aveugle utilise des stratégies de palpation, mais la perception tactile qui en découle est une réorganisation des sensations fragmentées dans l’espace et successives dans le temps.
Aussi, il est nécessaire, pour l’aveugle, d’adapter et d’affiner ce système perceptif et d’améliorer ses stratégies de palpation.
Si la vision donne une perception globale d’un objet, la perception tactilo-kinesthésique ne permet pas toujours d’aboutir à une perception globale, même après avoir rassemblé toutes les sensations tactiles.
Il en est ainsi pour les objets très volumineux ou hors de portée, pour les paysages… Pour Gibson, les deux perceptions, visuelle et tactilo-kinesthésique, sont des constructions dont la différence majeure se situe sur le plan temporel.
En effet cette “construction” est beaucoup plus rapide pour la vision, si bien que le processus d’assemblage semble être simultané, alors qu’il est par opposition séquentiel et très ralenti dans la perception haptique (tactilo-kinesthésique).
Aussi cette forme de perception nécessite-t-elle un effort de traitement plus élaboré et plus soutenu et est-elle moins efficace dans le traitement de l’information spatiale et dans les tâches impliquant une reconnaissance de configuration.

L’ouïe.
L’ouïe est le sens de relation sociale de l’aveugle.
Selon Aristote, il est parmi toutes les facultés, la plus importante pour l’intelligence. C’est aussi un sens qui permet à l’aveugle d’établir des rapports spatiaux.

L’odorat
Les déficients visuels en font un usage singulier pour distinguer certains éléments de leur environnement.
Au début, l’aveugle doit porter une grande attention à ce qu’il hume pour évaluer ce qui se passe dans un lieu. Par exemple, l’odorat doit être sollicité Pour ne pas confondre disons le tube de dentifrice avec le tube de crème pour le visage; mais encore davantage dans des situations potentiellement dangereuses.
L’odorat est salvateur pour tous les liquides que l’aveugle rencontre sous ses mains. Il lui permet, de distinguer l’eau de javel d’un autre liquide. Il est connu que les personnes aveugles bénéficient de facultés auditives, olfactives et tactiles, hyper développées pour compenser l’absence de vision.


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